CIVISME ET POLITIQUE

Le salut vient des juifs

 

 

 

Civisme et politique 

vus du point de vue biblique

 à la lumière de Jésus 

et de son évangile



11 accélération de l'histoire

13 Voici l'homme

15-devoir de désobeissance

16 Jesus notre seul avenir

17-BABEL orgueil des hommes

18-92ans evolution

19 Dieu-la religion-l'Eglise

20-vive l'Apocalypse-accueil.

21-accueil-l'imminence de la fin

22-conduite-a-adopter


23accueil-harmaguedon.

24000-accueil-jerusalem.


Le salut vient des juifs

10100-Les juifs 

10200-La souffrance des juifs.

10300-Le glorieux avenir des juifs.

10400-Le salut mondial vient d'un seul juif::Jésus

10500: je suis un juif d'adoption

10600-Sion est ma mère.

10700-C'est la Jérusalem d'en-Haut qui est notre mère.

10800-La Jérusalem nouvelle éternelle arrive bientôt.

10900-Conclusion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SION EST MA MÈRE

 

Prophétie de Jésus sur le Temple

" Quelles belles pierres ! Quelles constructions !" s'écriait un disciple. Jésus lui dit : " Tu vois ces grands bâtiments ! Il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit! "....

" En vérité" ajouta Jésus, " je vous le déclare: cette génération ne passera pas que tout cela n'arrive... Mais le jour et l'heure ( la date exacte ) personne ne le connaît... pas même le Fils. Seul le Père ( fixera cette date )"

Marc 13. 1- 4 et 30-32 )

A peine 40 ans plus tard, en l'an 70, par la main des soldats du général romain Titus, la prophétie était accomplie, à la lettre. C'était le début des derniers temps, l'acte 1 de la fin de ce monde. " Notre Père ! Vite ! Que ce monde passe ! et que ton Règne arrive !"

Je suis un fils de Jérusalem.

On ne peut parler des juifs sans parler aussi de leur cité, Jérusalem, que la Bible juive nous enseigne à nommer aussi " Sion ". Car, dans le plan de Dieu et sous son regard, Israël et " Iérouchalaïm" sont inséparables. En effet le Dieu qui a fait alliance avec le peuple d'Israël a aussi fait alliance avec le roi David et ses descendants, et aussi fait alliance avec la Cité de David, la " Ville du Grand Roi ", Sion ( évangile de Matthieu 5. 35 )

Ainsi tous ceux, juifs ou non-juifs, qui constituent l'Israël de Dieu sont du même coup les enfants de Jérusalem, les fils et les filles de Sion. Sion est leur mère.

" Le Seigneur a fondé Jérusalem .. Il préfère la cité de Sion à tous les autres lieux habités d'Israël. O cité de Dieu, ce qu'il dit de toi est tout chargé de gloire... Le Seigneur dresse la liste des peuples, et il note pour chacun d'eux: " Sa vraie patrie est à Sion."

O cité de Dieu, chanteurs et danseurs te célèbrent ensemble".

( Psaume 87 )

La Bible expliquée ( A.T. page 705 ) a raison d'expliquer par sa note: " Dans la Bible, Sion, sommet symbolique du monde, est bien plus que le centre géographique où convergent les Israélites. Montagne sainte de Jérusalem, elle porte le Temple, lieu de la présence divine. Dieu recense les siens et dévoile ainsi leur identité profonde. Leur vraie patrie se trouve là où Dieu habite". Sion est donc ma mère spirituelle.

Mais c'est grâce au " sionisme " du Seigneur, qui est l'extrême opposé du " sionisme " des hommes. Car je n'oublie pas que je n'ai aucun droit à être appelé " fils de Sion ", avec tous ceux que le Seigneur Dieu recense et note de cette manière. C'est par " grâce , par le moyen de la foi". N'oublions jamais, en effet, que le Messie " Roi des Juifs" a été mis à mort hors des murs de Jérusalem, chargé de tout le sang versé par la ville rebelle et sanguinaire. Et c'est du haut de la croix où il agonise qu'il affirme solennellement à quiconque est un " disciple que Jésus aime " .: " Voici ta mère " . Jérusalem, figurée et symbolisée par Marie, Myriam, la " Mère ". Et auparavant,s'adressant à Marie ( sa maman selon la chair ): " Voici ton fils ! " disait-il, montrant ainsi à Sion esseulée la multitude innombrable de ses fils et de ses filles ( Esaïe 54. 1- 8 ) . Tel est aussi le sens d'Apocalypse 12 ( verset 1,2 et 17 ).

L'Église n'est pas ma mère.

Si ma mère " selon l'Esprit " est Jérusalem, je ne dois pas dire, en même temps, que " l'Église " est ma mère. C'est l'un ou l'autre.

Si j'affirme que ma mère est " l'Église " , je tombe dans le piège de ce qu'on appelle la " théologie de la substitution" ( ou de " remplacement" ). Cette doctrine consiste à croire que, coupable d'avoir rejeté et crucifié le Fils de Dieu, Israël est rejeté par Dieu et déchu de sa qualité de peuple élu. C'est donc l'Église du Christ , pense-t-on alors, qui a pris le relais, remplacé les juifs disqualifiés et s'est substituée à Israël comme " peuple élu " , " véritable Israël " ou " Nouvel Israël ". Dés lors, ma mère n'est plus Sion mais " l'Église "!.

Or, en réalité, d'après l'Évangile et tout le Nouveau Testament, " l'Église " n'est pas notre mère. Ni " l'Église entre guillemets " c'est à dire le peuple des pagano-chrétiens fondé sur la théologie de la substitution. Ni l'Église telle que le Nouveau Testament en parle : l'Assemblée universelle de tout l'Israël messianique du Juif Yechoua, le Roi des Juifs. Ce " Corps de Christ", en effet, n'est pas notre Mère: c'est nous; notre Fratrie mondiale, la multitude des frères qui ont Jésus pour frère aîné.

Cette fraternité mondiale, vue en tant qu'assemblée plénière du Peuple du Royaume, c'est cela l'Église selon le Nouveau Testament. Cette Église réunit, et met ensemble en unité de communion, à la fois des juifs selon la chair et des juifs d'adoption, tous devenus par la foi les fils d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ( c'est à dire Israël ).

Il n'est donc pas suffisant de renoncer à la vielle théologie de la substitution. Il ne faut pas non plus s'installer dans ce que j'appellerai une théologie de la juxtaposition. Je veux dire par là: se contenter de mettre côte à côte, en dialogue aussi amical et sérieux que possible, ces deux entités supposées distinctes, l'Église d'une part et Israël d'autre part, la " religion " chrétienne d'une part et la " religion " juive d'autre part, le christianisme d'un coté et la synagogue de l'autre... Certes, mieux vaut cheminer côte à côte que de se tourner le dos ou de se battre ! Mais la parousie mettra bientôt en pleine lumière qu'il n'y a qu'une Vigne ( Israël ), qu'un seul Olivier franc et cultivé par Dieu ( Israël ) et qu'une seule Mère de tous les fils du Royaume ( Sion-Jérusalem ). Pas deux, en juxtaposition prudente et polie !

L'ecclésiolatrie, ou le culte que l'

Église se rend à elle-même en confisquant à son profit et pour sa propre gloire cette qualité de Mère spirituelle qui n'appartient qu'à Sion-Israël.

Il vaut la peine de s'arrêter un peu sur cette idolâtrie subtile qui continue de nourrir de l'antisémitisme à l'intérieur même de la piété pagano-chrétienne.

Pour la dépister on n'a pas besoin de chercher bien loin:

- Ce matin même ( 9 novembre 2006 ) mon guide ( catholique ) de lectures et de prières quotidiennes me propose la prière suivante: " ... de jour en jour Tu sanctifie l'Épouse du Christ, l'Église, jusqu'au jour où elle entrera dans la gloire du ciel, heureuse de t'avoir donné tant de fils".

Mais non ! Le Seigneur n'a pas des petits enfants! Et l'Église ( celle des pagano-chrétiens ) ne peut pas se dire la Mère des fidèles ! Et le réformateur Calvin, lui aussi, a perpétué cette déviation.

Chaque année, le 15 aoùt, Marie figurant l'Église, " bénéficie" si je peux dire, de la même usurpation qui substitue à Sion-Jerusalem " l'Église " chrétienne, afin de rendre un culte à une Marie " déjudaïsée " . Jugez-en plutôt vous-même:

Le 15 aoùt est la fête de l'Assomption au ciel de Marie, élevée dans la gloire" avec son âme et son corps" pour y précéder " l'Église "  Les quatre textes bibliques choisis pour ce jour-là sont sélectionnés pour accréditer ce dogme et cette croyance. Ce sont des prétextes, et la prière eucharistique de cette célébration ne permet pas de l'ignorer:

Or le premier passage ( Apocalypse de Jean 11.19 et 12. 10 ) ne permet en aucune façon de dire que la " femme ayant le soleil pour manteau " est " l'Église ", et encore moins Marie: c'est, au contraire la figure de Sion, de Jérusalem. 

Ensuite le Psaume 45, de son coté, parle de l'épouse du roi d'Israël ( Salomon ? ), partageant sa gloire et invitée à oublier son peuple ( car elle n'est pas israélite ). Il y a de l'antisémitisme dans le choix pour le moins regrettable de ce psaume 45 !

 Le troisième texte est tiré de la première lettre de Paul aux Corinthiens ( 15.20-27 a ). Il dit que " le Christ est ressuscité d'entre les morts le premier ressuscité ", c'est à dire corporellement ressuscité. Le premier et le seul ( jusqu'à la Parousie, dit le même chapitre au verset 23 ). Il est donc exclu qu'un second être humain ( Marie ) soit monté au ciel " avec son corps ", comme Jésus !!

Enfin le quatrième passage ( Évangile de Luc 1. 39-56 ) est la visite de Marie enceinte à sa parente Élisabeth et la grande louange de la mère de Jésus à l'adresse de Dieu et d'Israël: " Il relève Israël, son serviteur...". Marie est juive, son enfant est juif, et c'est le Dieu des juifs qui, par le don du Messie juif, " relève" et sauve Israël. Ici cette jeune juive n'est pas un symbole, une figure emblématique: elle est simplement elle même, toute jeune servante du Seigneur d'Israël, avec sa prophétie " anarchiste " qui célèbre d'avance l'élimination des " Autorités, Dominations, Puissances, Gloires, et Éminences ". Béni soit le Dieu de Marie ! 

Mais honte à notre théologie de la substitution qui confisque et élimine Israël pour mettre à sa place " l'Église des pagano-chrétiens " ; qui remplace sans arrêt Sion par " l'Église ", Jérusalem humiliée par " l'Église " glorifiée et adulée, , les Juifs par les Chrétiens,  affirmant même ses droits de propriété sur les " lieux saints" comme le font, de leur coté , et les musulmans et les Israéliens sionistes.

C'est la triste Histoire de la " chrétienté "  qui continue aujourd'hui, entretenue par une catéchèse permanente où la vérité est sans cesse pervertie par nos Traditions qui l'annulent.

Nous sommes tellement habitués à utiliser les mots " Église " ou " peuple chrétien " sans avoir conscience des quiproquo qu'ils véhiculent et sans nous rendre compte qu'ils substituent en fait une réalité ( le peuple des pagano-chrétiens ) à une autre réalité ( le peuple d'Israël, les Juifs du Messie ) ! Même l'excellent commentaire de pierre Prigent ( " L'Apocalypse de st Jean " ( labor et fides ) pages 220-221 ) emploie des expressions regrettables lorsqu'il parle du " peuple chrétien héritier d'Israël " ou lorsqu'il dit que " le vrai peuple de Dieu est l'Église" !

Préférons plutôt ce qu'écrivait Jacques Ellul: à propos de la Jérusalem nouvelle, cette nouvelle Création qui vient ( Apocalypse 21 et 22 )
" Les 12 portes qui portent le nom des 12 tribus d'Israël ne désignent sûrement pas l'Église. Nous sommes une fois de plus en présence de cette manie des chrétiens de tout ramener à l'Église. Il n'y a plus d'Église puisque Dieu est tout et en tous.

C'est une ville et, dans cette ville il n'y a plus de Temple, plus de sacerdoce, ni de culte ni de religion, ni de sacrifices, ni de distinction entre le profane et le sacré... Il y a seulement et exclusivement l'Amour. Dieu est immédiat à l'homme.... La finitude marque toujours cet homme mais il est constamment vivifié, constamment guéri, pour l'éternité."

Jaques Ellul " l'Apocalypse, architecture en mouvement " ( Desclée ) pages 239 à 244 )

 

" O Jérusalem si jamais je t'oublie,

et bien que ma main droite se paralyse !

Si je cesse de penser à toi, si je ne fais pas de toi ma suprême joie,

Eh bien, que ma langue se colle à mon palais !"

( Psaume 137.5 et 6 )

 

oui mais ...

suite
  

 

Georges SIGUIER  1920--2016
 (Pasteur, Église réformée de France)  


 

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