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92 ans d'évolution personnelle

DIEU-LA RELIGION- L'EGLISE


LA RELIGION

 Le religieux, le sacré Religion et politique. Superstitions, Dieu parle.-

Une religion inavouée: la religion national-patriotique. Jésus contre le Temple, le Temple contre Jésus.



 

 Civisme et politique 

vus du point de vue biblique

à la lumière de Jésus 

et de son évangile.



11 accélération de l'histoire

13 Voici l'homme

15-devoir de désobeissance

16 Jesus notre seul avenir

17-BABEL orgueil des hommes

18-92ans evolution

19 Dieu-la religion-l'Eglise

20-vive l'Apocalypse-accueil.

21-accueil-l'imminence de la fin

22-conduite-a-adopter

23accueil-harmaguedon.

24000-accueil-jerusalem.











Une religion inavouée

Ami lecteur, ne m'en veuillez pas trop pour les pages précédentes! Pas trop non plus pour les pages qui suivent! Que voulez-vous? A l'école d'un Maître hors-la-loi et "anarcho-théocratique", je suis devenu moi aussi un "anar" de IHVH....pour vous aider à le devenir! Libre face aux Pouvoirs!
&
Aujourd'hui les religions s'affichent comme telles. Sauf quand sévit la persécution, elles ne se cachent pas. Au contraire, elles veulent être présentes et visibles dans l'espace public. C'est pourquoi, par souci de laïcité bien comprise, les municipalités facilitent la construction de lieux de culte pour toutes les religions présentes sur leur commune: catholicisme, protestantisme, islam, judaïsme, et c...
Mais il existe aussi des religions qui ne disent pas leur nom. Elles tiennent à ne pas être reconnues comme telles et, de fait, personne ne songerait à les classer dans la catégorie des "religions". Elles sont inavouées et leurs adeptes n'ont pas conscience que leur zèle est de caractère religieux et que ce qu'ils adorent est "sacré". Par exemple le culte de l'Argent (le dieu "Mamon") (voir Luc 16.13). C'est un culte universel, une religion qui remonte aux origine mais qui est plus actuelle que jamais. mais ce culte est mortifère; il exige des sacrifices humains, cette multitude de pauvres que les adorateurs de "Mamon" font de plus en plus pauvres!
Mais il existe une autre religion inavouée dont je tiens à parler maintenant. Tout le monde la pratique mais inconsciemment. Oui, depuis toujours et partout, dans la cité humaine, chaque citoyen est un adepte de ce culte-là, ce culte encore plus violent et meurtrier que le culte de l'Argent (auquel, d'ailleurs, il est intimement associé). L'avez-vous deviné? Je veux parler de la religion national-patriotique.
Celle-là ne figure jamais sur les listes des grandes religions que dressent nos sociologues, parce que tout le monde dit: "C'est de la politique, ce n'est pas de la religion!"  Quelle erreur! Là où il y a du "sacré" là il y a du "religieux". Depuis le clan préhistorique jusqu'à l'Etat -Nation d'aujourd'hui, la collectivité humaine se sacralise elle-même. Elle érige en Valeur absolue son existence qui doit être défendue à tout prix. Elle "divinise" les intérêts supèrieurs de l'Etat. A cet effet elle donne mandat au gouvernement de maintenir opérationnelle la force de "dissuasion".
Ouvrons nos yeux:
1933-1939, à Nuremberg.
Le nazisme triomphait en Allemagne. Hitler avait été légalement élu. Soutenu par les grands industriels qui avaient intérêt au réarmement, il galvanise les foules et les rassemble sous la banière à la croix gammée. Ses troupes, impécablement alignées, sont sa force de frappe prête pour le crime contre l'humanité...
Le sacré se concentre dans cette idéologie et cette politique nommées "National-socialisme": la "grand messe " des rassemblement cultuels qu'il organise, qu'est-ce sinon une "solennité" sacrée. Les hymnes ( "L'Allemagne au-dessus de tous...!), les drapeaux déployés, le salut nazi et les cris, de guerre, tout veut glorifier la "race des Seigneurs". Le 3° Reich se sacralise au point de prétendre à un règne de mille ans ( le "millenium" de l'Apocalypse) et à dominer sur l'Europe entière. Puis, après la Choah et l'hécatombe, tout ce sacré s'est effondré!
En Allemagne, oui, en 1945. Mais sous les coups des Alliés, tous adeptes de la même religion national-patriotique!!!! Tous criant et jurant "Plus jamais ça!"



La fin des Pouvoirs:

"Les Princes de ce monde sont voués à la destruction... Car s'ils avaient connu la sagesse de Dieu, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur....
La fin de ce monde viendra lorsque le Christ, à sa venue, remettra le Royaume à Dieu le Père, après avoir détruit toute Domination, toute Autorité, toute Puissance..."
1 Corhintiens 2. 6 à 8 et 15. 23 à27)

"Jésus dit aux siens:
" les rois des nations se conduisent avec elles en Seigneurs et les chefs qui les dominent se font appeler "Bienfaiteurs". Pour vous, rien de tel! Mais, entre vous, que celui qui commande prenne la place du serviteur! Car moi, au milieu de vous, c'est au rang du serviteur que je me place."
(évangile de Luc 22. 24 à 27 )

- Juin 2012, Paris, Hotel des Invalides.
Ce matin-là, on rend les honneurs militaires à des soldats français tués en Afghanistan par des Talibans. " Morts pour la France"!
Drapeaux qui s'inclinent, hymne national pieusement chanté ("Amour sacré de la patrie.... combats...."), décorations religieusement  posées sur les cercueils drapés des 3 couleurs nationales. La solennité rapprochait les deux présidents de la République, l'ancien ( Nicolas Sarkozy) et le nouveau (François Hollande, élu depuis peu). Ils étaient là côte à côte, près des familles en deuil écoutant, dans les larmes, le langage consolateur convenu pour ces circonstances. Ce "côte à côte" avait un sens profondément symbolique: il signifiait qu'en cette cérémonie sacrée il fallait "transcender" les divergences politiques  (secondaires et relatives) pour mettre la Patrie et la France au-dessus de tout, au niveau de la  "Trascendance", c'est à dire dans la sphère du "religieux", du "divin".
J'ai remarqué que ce jour-là, aux Invalides, se succédaient deux cérémonies: la première à l'Eglise catholique (avec les prêtres, aumoniers militaires, officiers de haut rang...)  pour qu'ait sa place le "sacré" du christianisme constantinien
Voir: stop à la chretiente/6150
La seconde cérémonie, aussitôt après, se faisait dans la Cour, ce vaste espace où se tenaient les soldats, impeccablement alignés. Plusieurs fois, le cameraman me montrait le Grand Prêtre (F. Hollande) filmé à travers deux baïonnettes très près de la camera. Mais tout le sacré présent dans l'Eglise s'était transporté dans la Cour: prêtres, aumoniers, hauts-gradés, uniformes, drapeaux, postures liturgiques, et c.. "soyez fières de vos morts..." disait l'homélie de l'officiant.
Ce matin-là, comme naguère à Nuremberg, la plupart des présents avaient été baptisés" au nom de Jésus-christ", c'est à dire " pour appartenir à Jésus, le Christ". Or, en cette cérémonie politico-religieuse, ces chrétiens avaient rendu leur culte simultanément à Jésus ( le non-violent radical) et à la Nation ( qui fait aux siens un devoir de ne pas aimer les ennemis). Les 2 à la fois.!! Ensemble "César" et Jésus.!
Mais voyons, cette association est impossible, ce concordat est une offense au Fils de Dieu. " Rendez donc à César vos armes meurtrières!" Vous chrétiens, et soumettez votre vie au Fils de Dieu! Celui-ci n'est-il pas vivant, depuis sa résurrection à Jérusalem? Aurait-il cessé de vous dire: "Aimez vos ennemis!" Allons donc: lui, ce sont les religieux qui l'ont tué. Mais lui, il a aboli le sacré et la religion.

Il n'y a pas de vraie religion, sinon Jésus lui-même en personne.

Dieu fait la guerre à son Temple.
IHVH avait à Jérusalem sa Maison, le vaste édifice où résidait son Nom. Là, Dieu se rendait présent pour renconter son peuple et lui parler. Le personnel au service du "lieu saint" atteignait jusqu'à 20.000 hommes. La hiérarchie sacerdotale comprenait trois classes: le Grand Prêtre, les prêtres et les lévites. A eux tous ils assuraient le service cultuel et rituel mais aussi diverses charges, comme celle  de la police ou des finances du temple.
En cette période préparatoire à la venue du Messie, le Temple était, avec la Torah, comme le coeur de ce système religieux nommé "théocratie". Selon mon dictionnaire, la théocratie est "un mode de gouvernement dans lequel l'autorité, censée émaner directement de la Divinité, est exercée par une caste sacerdotale ou par un souverain considéré comme le représentant de Dieu sur la terre ( parfois même comme un dieu incarné)."
Le Seigneur d'Israël a trouvé bon  de donner à son peuple, pendant un millénaire, ce systême politique et religieux. De même qu'il  s'était lié à la dynastie du roi David, de même il s'était lié au Temple: celui-ci était sa Maison!
Comment donc comprendre que Dieu ait été "obligé" de se retouner contre cette Maison, de mener la guerre contre ses desservants et, à plusieurs reprises, de livrer le lieu "sacré" aux "païens". Jésus a donné la clef de ce paradoxe: "De la maison de mon Père, maison de prière pour toutes les nations, vous avez fait une caverne de bandits!" ( Jean 2. 16, Marc11. 15à19, Matthieu 21. 12 à17, Luc 19. 45à46, ).  Ceux-ci sont les Chefs religieux, le clergé, mais aussi tous ceux qui consentent à cette situation où la justice, l'amour et la fidélité à Dieu sont sans cesse bafoués. Sans cesse, le Seigneur suscitait des prophètes pour crier au scandale, mais le plus souvent en vain. Ecoutons Amos, par exemple:


"Ainsi parle le Seigneur: Je déteste, je méprise vos pélérinages. Je ne peux pas sentir vos assemblées. Quand vous faites monter vers moi vos holocaustes, vos sacrifices de bêtes grasses, j'en détourne les yeux. Eloigne de moi le brouhaba de tes cantiques! Je ne peux écouter la musique de tes harpes!
Non! mais ce que je veux c'est que le Droit jaillisse comme des eaux et la Justice comme un torrent qui ne tarit pas....
(Amos 5. 21 à 27 )

Oui, le Dieu saint a fait la guerre au Temple jusqu'à le détruire, en l'an 70, par les légions de Titus.

Le Temple fait la guerre à son Dieu.
Une guerre-éclair menée contre le Fils de Dieu par la caste sacerdotale des serviteurs du Temple. Inouï! Quconque fait la guerre au Fils de Dieu combat contre Dieu lui-même. La religion d'Elohim IHVH fait la guerre  à ElohimIHVH, tout en chantant "Alleluia! Louange à Yah!"
Quand  Jésus, en Galilée, a commencé son ministère en proclamant "Le royaume de Dieu est proche!", tous ses disciples pensaient qu'on irait trés vite au triomphe et à la gloire. mais c'est au rendez-vous de la crucifixion qu'on est très vite arrivé. Le conflit entre le Prophète de Nazareth et les autorités de Jérusalem est apparu très rapidement et, très rapidement devenu une lutte à mort: scribes et pharisiens n'ont pas mis  longtemps   à envisager l'arrestation puis la mise à mort de Jésus. Après le miracle du retour à la vie de Lazare, de Béthanie, "les Grands Prêtres et les Pharisiens réunirent un Conseil et dirent: ""Que faire? Cet homme opère beaucoup de signes. Si nous le laissons continuer ainsi, tous croiront en lui, les Romains interviendront et ils détruiront notre Lieu saint et notre Nation." L'un d'entre eux Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: "Vous n'y comprenez rien, vous ne percevez même  pas que c'est votre avantage qu'un seul homme meure pour le peuple et que la Nation tout entière ne périsse pas." ( Evangile de Jean 11. 50)
Caïphe voulait éviter de graves ennuis a sa Nation et l'élimination d'un trouble-fête ( un seul , galiléen un peu illuminé!) faisait partie de ses fonctions politiques. Ce grand prêtre et ses collègues étaient certainement convaincus  qu'ils servaient Dieu? ... alors qu'ils lui faisaient la guerre! Que de Caïphes tout au long de l'histoire de l'Eglise! Que de prédicateurs qui justifient l'emploi des armes meurtrières.... au nom du Dieu Viovant! Le " mort à Dieu!",  ce ne sont pas seulement des "athées" qui  le proclament, ce sont surtout des "chrétiens", inquisiteurs, croisés, chefs d'Etat chrétiens, militaires chrétiens (" il faut torturer un seul ennemi si on veut sauver un millier de nos soldats.")
La Raison d'Etat, le secret-défense, les intérêts supérieurs de la Nation, l'amour sacré de la Patrie, le "Paris vaut bien une messe!" de notre roi HenriIV, et c. ... Caïphe est partout. Avez-vous reconnu en lui un adepte zélé et intelligent de la religion national-patriotique, cette religion inavouée plus vivante que jamais?
Mais par sa mort, Jésus a condamné toute religion. Et, en ressuscitant son Fils, Die a détruit toutes les Puissances de mort.
Jésus et le temple.
Les rapports de Jésus avec le Temple ont atteint leur sommet lorsque Jésus a prophétisé la fin de la maison de Dieu et, du même coup, avec  ce jugement-là, le jugement de toute religion et de tout sacré:

" Ses disciples lui faisaient remarquer la beauté des constructions du temple.  Mais Jésus leur dit: "Vous voyez  tout cela
, n'est-ce pas? En vérité je vous le déclare, il n'en restera pas pierre sur pierre; tout sera détruit.
(Mathieu 23 -chapitre d'invectives)

Tout a été détruit sous les coups de la puissance militaire de Rome, instrument de la colère du Dieu d'Israël. On ne fait pas impunément la guerre à ce Dieu-là!
Et le Messie de Dieu était la voix de Dieu chaque fois qu'il lançait ses " Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Malheur à vous qui barrez  aux hommes l'entrée du Royaume des cieux! En effet, vous mêmes n'y entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient...." ( Mathieu 24. 1 à 3 )
En une autre occasion, jésus disait à ses adversaires: "Détruisez ce Temple et moi, en trois jours, je le relèverai." l'évangéliste Jean explique cette phrase enigmatique:"Jésus parlait du Temple de son corps" (Jean 2. 20-21)
Le corps ensanglanté de Jésus a été déposé dans le tombeau neuf, près du Calvaire. Mais le troisième jour, cette tombe est vide, le corps de Jésus n'est plus là! Ce mort est ressuscité! Bien plus, ce Ressuscité est désormais , réellement, le Temple vivant de Dieu sur la terre. Il succède au Temple  de pierre, il le remplace, il se substitue à lui: "en trois jours je le relèverai". Pour toujours et  pour le monde entier, pour le salut de tous les hommes. Le Christ Jésus, en tant que Temple vivant d'IHVH, est  le "saint lieu", le lieu du rendez-vous avec tout homme de l'unique Sauveur. C'est la personne même de Jésus de nazareth qui est le point  permanent de rencontre entre notre Père et chacun de nous.
Ainsi Jésus seul est LA RELIGION.
Dorénavant toute religion est abolie, tout "sacré" des religions ( avouées ou inavouées) est périmé, démodé et bon pour les musées. Les Chefs religieux, comme les Chefs politiques, ainsi que toutes les "Puissances invisibles" qui les manipulent ( Autorités, Pouvoirs, Dominations, Gloires, Eminences.... et la MORT elle-même!) n'ont plus de raison d'être.
Dieu a envoyé son Messie contre le Temple de jérusalem "pour abolir le sacré et lui substituer la sainteté" ( Xavier Léon Dufour).
"Dans la cité ne ne vis point de Temple...."
Le livre de l'Apocalypse ( chapitre 21 et 22), à la fin du Nouveau Testament, est comme l'ultime paragraphe de la Révélation et le couronnement de l'Evangile. En images fulgurantes, en langage symbolique porteur de remarquables vérités théologiques, ce livre me fascine de plus en plus. Et c'est la Bonne Nouvelle explicitée dans le dévoilement de l'avenir politique et religieux de ce monde. Ce monde va céder la place à la Cité de Dieu, nommée aussi le "Royaume de Dieu". C'est sur une terre transformée, habitée par une humanité transformée, sans limitation de durée, que régneront ensemble le Père et le Fils (L'Agneau immolé mais debout"!).
Dans cette Jérusalem nouvelle, oeuvre de Dieu, on ne verra  pas d'Etat, pas de nation et pas de politique gouvernementale. Quand aux "marchands du Temple" Jésus, prophétiquement, les avait expulsés, signant ainsi son arrêt de mort. La "Première Bête",  dans la Cité de Dieu, n'existe plus. Alléluia!
Mais il n'y a pas trace non plus de la deuxième Bête qui, au service de la 1°, est la Parole religieuse ou idéologique. Ce monstre aussi a disparu pour toujours. Ici, laissons parler l'essentiel de l'Apocalypse:
" L'ange me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu. Elle brillait de la gloire même de Dieu....
De Temple, je n'en vis point dans la cité. Car  son temple, c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant, ainsi que l'Agneau.
Venant du trône, une voix forte disait: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera "Emmanuel". c'est à dire "Dieu avec nous".
Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus. Il n'y aura plus de deuil, ni cri, ni souffrance. Car le monde ancien a disparu...."
(Apocalypse 21 et 22 )

Le Temple de l'avenir est Jésus en personne, cette personne à la fois divine et humaine qui a vaincu la Mort, "le dernier ennemi". Ce Jésus a aboli tout "sacré" et remplacé toute Religion. Aussi son Royaume sera-t-il totalement laïque: rien n'y sera sacralisé, tous y seront sanctifiés.

C'est sur la croix de son Christ que Dieu à "annulé toutes les lois sacrées des religions...Le document accusateur, il l'a cloué à la croix. Il a dépouillé les Autorités et (destitué) les Pouvoirs et il les a publiquement livrés en spectacle. Il les a trainés  dans le cortège triomphal de la croix" (lettre aux Colossiens 2. 13 à 15) ( L'image utilisée est celle du triumphe romain: le général victorieux s'avance précédé des ennemis asservis.)

Par ces affirmations, l'apôtre rappelle que la croix a été le lieu de l'abolition de toute religion "naturelle". Le "sacré" religieux  a été, à la croix, rendu caduc et, pour quiconque croit en Jésus, à rejeter et à exclure de la communauté ecclesiale!

 "Dès lors", enchaine ce texte, "que personne ne vous condamne pour des questions de nourriture, de boisson, de fête, de nouvelle lune ou de sabbats.... et attention aux gens qui se complaisent dans de telle  ou telle "dévotion", dans un "culte des anges"...leurs visions leurs chimères" (Colossiens2. 16 à 18) En somme, que le "sacré" ne se réintroduise pas dans la piété des chrétiens! Nous sommes appelés à la sanctification, mais celle-ci est l'inverse de la sacralisation.

Et, en ressuscitant son Fils, Dieu nous l'a redonné pour toujours. "Nous avons tout pleinement en lui". La "religion" n'est donc  qu'illusion, chimère,idole.

Ce que redoutait la lettre aux Colossiens est malheureusement arrivé: la dérive des communautés de Jésus vers de la religion. A partir du 2° siècle, le "sacré" revint en force, restaurant peu à peu des rites sacrés, des liturgies sacrées, des "sacrements", des personnes sacrées, des pouvoirs sacerdotaux, des hiérarchies cléricales, des dogmes sacrés, et c.. Cette évolution catastrophique a abouti de nos jours au système "papal", couronné par le dogme de l'infaillibilité de l'évêque de Rome, qui sacralise tous les dogmes antérieurs.
Or Jésus, lui-même "laïc", témoins de la "laïcité" de notre Père, n'a pas créé une religion.  Il n'est pas le fondateur du "christianisme": c'est du Royaume de Dieu qu'il est le fondateur. La "Chrétienté" historique a voulu mettre le vin nouveau dans de vielles outres: elle n'a réussi qu'à perdre "l'amour du début" ( Apocalypse 2.4) et à détourner les multitudes de l'amour pour les ennemis.
Que faire donc?
De la religion passons à Jésus!
Moi, né en protestantisme, que je passe toujours plus à Jésus lui-même, en qui j'ai tout: Et toi, né en catholicisme, passe de là à Jésus , ton Seigneur !

Georges SIGUIER  1920--2016
 (Pasteur, Église réformée de France)  


 

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