CIVISME ET POLITIQUE

La politique de Dieu

"Il allait de lieu en lieu, faisant du bien à tous."

 

 

 Civisme et politique 

vus du point de vue biblique

 à la lumière de Jésus

et de son évangile.



11 accélération de l'histoire

13 Voici l'homme

15-devoir de désobeissance

16 Jesus notre seul avenir

17-BABEL orgueil des hommes

18-92ans evolution

19 Dieu-la religion-l'Eglise


 POLITIQUE DE DIEU
2010 : Introduction. Le nom.

2020 : L'incroyable politique de Dieu.

2030: Le règne a venir.

2040: Etre un Dieu sans pouvoir.

2050: Babel, Babylone, Rome, ... et Aujourd'hui ?

2060: Le jour de Dieu et le Royaume.

2070: Le Jour de Dieu.

2080: La longue marche vers le Jour.

2090: L'evolution de Dieu: de la colère à la miséricorde

 POLITIQUE DE DIEU  POLITIQUE DE L'HOMME
2100: Le Règne de Dieu est là! Tout est accompli....Mais

2110: Le droit de tuer et la non violence

2120: Et la guerre Israëlo- Palestinienne ?

2130: Le Dieu sans pouvoir juge.....

2140: La crucifiction du Messie ou " la faiblesse de Dieu plus forte que tout".

2150: Dieu a fait sienne la politique du " Roi des Juifs": le Royaume.

2160: Le résultat de la politique de Dieu.

2170: Dieu écrit droit ....avec des lignes courbes.

2180: Dieu est-il en retard sur l'horaire ?

2190: Chrétienté pas morte !

2200: Hymne politique des premiers chrétiens.
 
 Le jour de Dieu et le Royaume.

L'inverse de " Babel" est la réponse de Dieu à l'orgueil de " Babylone", où faut-il les chercher ?

Si le problème politique de l'Histoire universelle a une autre solution que le chaos diabolique perpétuel ou l'anéantissement définitif de la Terre, où peut-on trouver cette solution ?

La réponse tient en un mot: Dieu. A condition, bien entendu, de ne pas se méprendre sur ce dieu-là! Qu'il soit bien clair, en effet, que le Dieu dont il s'agit ici, n'est pas la figure divine commune aux divers monothéistes ou aux multiples spiritualités mais " le Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël" C'est à dire le Dieu des Juifs: YHWH ( Exode 3.)

Babel inversé ou l'anti-Babel n'est pas seulement, en effet, l'événement de la Pentecôte que raconte le livre des Actes des Apôtres ( Actes 2. 1 à 13 ). Cet événement-là, quoique très important pour les chrétiens ( et très cher aux chrétiens charismatiques ! ) est un fait du passé. Certes, il est également actuel puisque ce don divin du Saint Esprit est renouvelé de génération en génération. Mais il n'est pas l'avenir politico-religieux promis par Dieu pour la solution finale du drame de notre humanité. L'avenir politique et religieux que le Seigneur d'Israël a entrepris de réaliser pour notre terre est détaillé à travers toute la Bible par les deux expressions suivantes: Le Jour de Dieu et le Royaume de Dieu.

La suite de cette étude biblique essayera de faire comprendre le contenu essentiel de ces deux réalités omniprésentes dans l'Evangile. Disons seulement ici que le " Jour de Dieu et du Christ" sera l'intervention, l'acte, la visite ultimes du " Dieu qui vient".

 Et le " Royaume" sera, pour et par la résurrection des morts et la destruction de toutes les Forces du Mal et de la Mort,

l'avènement de cette " terre nouvelle" où régnera la justice grâce à la " Royauté" de Dieu lui-même et au " Règne" de Jésus en personne ( II Pierre 3. 13 )

La Fondation de la Politique Divine

" Le Seigneur dit à Abraham: va-t-en de ton pays, du lieu de tes origines et de la maison de ton père, va vers le pays que je te montrerai..... Tu seras une bénédiction. Tous les clans de la terre se béniront par toi....Abraham partit..... Entre Bethel à l'ouest et le Ai à l'est, il bâtit un autel pour le Seigneur et invoqua le nom du Seigneur ( YHWH)".

( Genèse 12. 1 à 9 )

Le livre biblique des origines, la Genèse, nous montre à partir du chapitre 11 quelle est l'origine de la politique mondiale du Seigneur Dieu. Ce ne sera pas, à partir de cette fondation historique, une " histoire sainte" pieuse et mystique pour élever les âmes. Ce sera une sainte entreprise politique de rudes combats, en plein milieu de cette tragédie de chair et de sang qu'est l'Histoire tout court, l'histoire profane universelle qui se prolonge aujourd'hui. Abram, nommé ensuite Abraham, en est le premier maillon. C'est un araméen nomade, éleveur de bétail, né dans l'Irak actuel, vers 1800 avant Jésus Christ. ( Deutéronome 26. 5 ).

 La fin du chapitre 9 du livre de la Genèse parle des trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, rescapé du déluge. Puis le chapitre 10 brosse le tableau de leurs descendants, c'est à dire de tous les peuples de la terre: " c'est à partir d'eux que les nations se sont réparties sur la terre après le déluge" ( Genèse 10. 32 ). Abram est le descendant de Sem, un semite. Genèse 11. 10 à 32 ). Mais, pour point de départ et fondation de sa grande politique de salut mondial, le Seigneur Dieu ne choisit pas l'un de ces peuples, une nation qui aurait été particulièrement apte à cette mission historique. Non, il crée un peuple tout nouveau à partir de ce vieux couple: Abraham et Sara. Une création spéciale.

Et pour cela, il arrache ce couple à son environnement d'origine. Ainsi rien de ce qui vient de la " chair", c'est à dire de la nature humaine ( affections familiales, relations sociales, solidarité nationales, culture et c. ...) n'aura plus de de force pour attirer et rassembler. Dieu seul sera la force et la vie du peuple nouveau né de sa seule volonté.

En toute chose il faut considérer la fin.

 Ce que dit la sagesse de ce proverbe peut, à juste titre, s'appliquer à la politique historique de Dieu: c'est le but final de Dieu qui, seul, permet de comprendre les diverses étapes de sa marche vers ce but, en partenariat avec ses alliés et avec leur liberté. Par exemple, seule la troisième promesse faite aux pères d'Israël peut expliquer les deux autres: celles-ci sont relatives et subordonnée à la plus grande. la plus importante, en effet, la voici:" Toutes les tribus de la terre seront bénies grâce à toi et à travers tes descendants". Cette bénédiction universelle de toute l'humanité est la " fin", " la finalité, le but et l'aboutissement en 1°: de l'élection d'Israël, en 2° : de l'élection de la "terre sainte" et, en son centre , de " Sion-Jérusalem" ( Genèse 12. et ss). Si, aujourd'hui, le pays de Canaan reste la terre de Dieu c'est pour être la tête de pont et le tremplin de la mondialisation ultime de la bénédiction ( c'est à dire la miséricorde, le salut et la vie éternelle) grâce au " Retour" triomphal du Messie juif crucifié et ressuscité. Si aujourd'hui, le peuple juif existe encore, vit à la fois sur la terre prétée par le Seigneur, continue de prier son Dieu et d'entendre sa Tora, est supporté et porté par YHWH malgré le péché de son sionisme ( d'État comme les autres ), et malgré sa politique à l'opposé de la politique du seul " Roi d'Israël" légitime; si, en même temps, ce même Seigneur supporte et porte tous les pagano-chrétiens que nous sommes, nous en pleine " apostasie" ( trahison politico-théologique de l'Évangile ) politique et civique, n'est-ce pas uniquement en vue de l'Arrivée triomphale du Libérateur mondial et du proche avènement de son Royaume ? Il faut toujours penser au dénouement final. Oui c'est à la lumière de ce Dénouement de l'Histoire humaine que tous les disciples de Jésus peuvent et doivent se réjouir à présent.

Comment faire autrement puisque la Promesse de cette " fin" inouïe et merveilleuse est faite, à travers la croix de Jésus, par ce Dieu qui " veut que tous les hommes soient sauvés" ( I Timotée 2. 4 ) et qui "a enfermé tous les humains dans leur révolte afin de faire miséricorde à tous." ( Romains 11. 32 )

Élection, Alliance, Promesse...

 Par ces trois mots on pourrait définir la méthode, la stratégie et la tactique de la politique du Seigneur du monde. Pourtant de telles notions irritent au plus haut point les philosophes car elles sont un vrai scandale pour la pensée rationnelle, y compris pour le " déisme" qui cherche une harmonisation entre la foi en "dieu" et la raison. Comment admettre et supporter un Dieu si partial et si injuste qui " choisit" les uns et pas les autres, qui fait alliance avec le peuple " élu" et pas avec les autres, qui est capable d'évoluer dans la façon de promettre et de réaliser ses promesses? ! On peut comprendre la fureur d'un Roger Garaudy qui félicite Jésus d'avoir prêché l'inverse du Dieu des juifs, rejoignant l'ancien marcionisme ( théologien chrétien du 2 ° siècle ) qui voulait supprimer " l'ancien" testament au profit du seul " nouveau" testament.... Mais on comprend aussi que de Marcion à Nietzsche ( Frédéric, philosophe allemand du 19 ° siècle ) les théologie et les philosophies de ce genre aient sans cesse alimenté l'antisémitisme chrétien séculaire .!

Pourtant ces trois réalités remplissent toute la révélation biblique. Elles caractérisent même l'être du Dieu vivant et la nature de son amour pour les hommes:

Oui, le Seigneur Dieu a élu ( = choisi ) les pères ( Abraham, Isaac et Jacob=Israël ); mais,le moment venu, il a aussi choisi au milieu de tous les peuples de la terre des " élus" qu'il a ajoutés, comme fils d"Abraham selon la chair. Et il en " élira" beaucoup d'autres!!

Oui, le Seigneur Dieu a fait alliance avec le peuple d'Israël et il est fidèle à cette alliance, aujourd'hui comme hier. Mais, le moment venu, par Jésus le Messie juif, il a élargi cette alliance rénovée à des hommes de toute nation et de toute langue.. A la seule condition qu'ils croient en Jésus le Sauveur.

Oui, le Seigneur Dieu a promis aux patriarches " l'héritage du pays de Canaan", la terre promise. Mais, le moment venu, en Jésus le Christ, c'est le monde entier, c'est la terre entière qui sont devenus l'héritage promis à tous les héritiers du Royaume de Dieu, spécialement aux pauvres: " Heureux les pauvres...." ( Luc 6. 20) . 

L'héritage, c'est le monde !

 

"En effet,ce n'est pas en vertu de la loi, mais en vertu de la justice de la foi que la promesse de recevoir le monde en héritage fut faite à Abraham ou à sa descendance.."

( Romains 4. 13 )

Suite

 

Georges SIGUIER  1920--2016
 (Pasteur, Église réformée de France)  


 

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