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LA FIN DE CE MONDE
et L'IMMINENCE DE LA FIN


Le temps qui nous reste  
 Mazamet 2014


Mazamet 2012

Prélude
Quelques mots avec le "temps"..
Un grand poême sur le temps. ..et l'Ecclésiaste ajoute: le temps est court.
Le temps se raccourcit. Mise en garde. Salut personnel et salut collectif.
Les prophéties de Joël et Zaccharie; et du psaume 2
Prophétie de jésus sur Jérusalem

 

 Civisme et politique 

vus du point de vue biblique

à la lumière de Jésus 

et de son évangile.



11 accélération de l'histoire

13 Voici l'homme

15-devoir de désobeissance

16 Jesus notre seul avenir

17-BABEL orgueil des hommes

18-92ans evolution

19 Dieu-la religion-l'Eglise

20-vive l'Apocalypse-accueil.

21-accueil-l'imminence de la fin

22-conduite-a-adopter

23accueil-harmaguedon.

24000-accueil-jerusalem.








Quelques mots avec le "temps",
pour jongler, un peu, avec mots et locutions;
une sorte de vol de papillon ou d'abeille; vol imprévisible!
En vrac, pour une page légère, suivez avec moi ce mot "temps"..
 il ne fait qu'un avec notre vie réelle. On dit:
" Ah! de mon temps ça allait mieux!"
"On y pense de temps en temps".
"Le temps c'est de l'argent".
"C'est dans l'air du temps".
"O temps suspends ton vol..."
Une mesure à quatre temps.
"Ce mois-çi, quel sale temps!
"Prends donc le temps de lire!
"Arrive à temps, bien à l'heure!"
"Et quand reviendra le temps des cerises"..
"Le temps perdu ne se retrouve jamais".
"Simultanément" veut dire:"en même temps".
Il faut distinguer le temps chronométré ( du grec "kronos") et le temps au sen du moment favorable,
circonstance, opportunité  (du grec "kaîros")
"Il faut laisser du temps au temps" (Mitterand)
"Rachetez le temps" (apôtre Paul) etc ...etc...etc.
.Vous pouvez vous amuser à continuer le jeu, si vous voulez. Ou bien accumuler les innombrables mots relatifs au temps:

Déjà et pas encore-Hier, aujourd'hui et demain-passé, présent et futur- autrefois et à venir-accompli et inaccompli-naguère ou "il y a peu"- toujours et en permanence-

.... Tout cela pour dire que le temps et la vie sont totalement liés et indissociables, qu'il s'agisse de l'existence personnelle ou du genre humain. Et, dans ce dernier cas, c'est de l'Histoire qu'il faut parler, l'Histoire avec un grand "H"... et de sa Fin, de son Dénouement.
C'est en raison de ce dénouement que, pour cet essai, j'ai choisi comme sous-titre: "Le temps qui nous reste", le temps qui nous reste encore à vivre avant la fin de ce monde, avant l'incroyable dénouement de l'Histoire.  J'ai emprunté ce titre à l'écrivain italien Giorgio Agamben, auteur de "Le temps qui reste", commentaire de l'épitre aux Romains ( éditions Rivages poche", Payot 2000). Mais j'ai ajouté le mot "nous" pour parler, non  du surcis accordé à ma vie personnelle, mais du surcit accordé à l'Histoire humaine avant l'Echéance.

UN GRAND POEME SUR LE TEMPS
(Livre de l'Ecclésiaste, chapitre 3)

" Il y a un pour tout un moment, et un temps pour toute chose sous les cieux:

temps pour enfanter, et un temps pour mourir;  temps pour planter, temps pour arracher ;

 un temps pour tuer, et  temps pour guérir; temps pour abattre, et temps pour bâtir;

temps pour pleurer, et  temps pour rire; temps pour se lamenter, et  temps pour danser;

temps pour jeter des pierres, et temps d'en ramasser ;  temps pour embrasser, et  temps pour s'abstenir;

 temps pour chercher, et  temps pour garder.....et c...

ET L'ECCLESIASTE AJOUTE:

" Il n'ya rien de nouveau sous le soleil...
Vanité des vanités, tout est vanité.
Quel avantage l'homme tire-t-il de tout le travail qu'il fait sous le soleil?
Un âge s'en va, un autre vient, et la terre subsiste toujours....
Le vent tourne, tourne et s'en va, et le vent reprend ses tours...
Tous les mots sont usés, on ne peut plus les dire....
Ce qui a été, c'est ce qui sera; ce qui s'est fait, c'est ce qui sera::
rien de nouveau sous le soleil!"

Est-ce vrai?
Non!  Car la Nouveauté absolue, encore ignorée de l'Ecclésiaste, est la Venue du Fils de Dieu et de son oeuvre de salut. La mort de Jésus pour nous, ce fut "nouveau" une fois pour toutes. Et quoi de plus nouveau que sa résurrestion? Et que ne serapas l'avènement de son Règne sinon la nouveauté parfaite? Car le temps n'est pas cyclique! Il est linéaire et orienté. Il va et nous porte vers le BUT. Et là," on ne se souviendra plus du passé".

LE TEMPS EST COURT.

L'apôtre  Paul écrivait cela aux chrétiens de Rome:" Vous savez en quel temps nous sommes:voici l'heure de sortir de votre sommeil; aujourd'hui, en effet, le salut est plus près de nous qu'au moment où nous avons cru. La nuit est avancée, le jour est proche" (Romains 13. 11 à 14)
Employant, ici comme souvent, l'image du jour et de la nuit, l'apôtre appelle ses amis à une conduite de "plein jour", bannissant toute oeuvre "ténébreuse", puisque la nuit est sur le point de finir et que  le grand "Jour" arrive. Il leur rappelle que le temps qui reste est de plus en plus court, non seulement parce que "le temps passe vite" mais aussi parce que ,
 pour Dieu "mille ans sont comme un jour et un jour comme mille ans" (2 Pierre 3.8)
Chaque heure qui passe doit donc être pour chacun de nous une heure "eschatologique", le moment de sortir concrétement de notre "sommeil" personnel et de nos léthargies collectives, (politiques et religieuses):
"Désormais le temps est écourté ( le temps a cargué ses voiles). Pour ce qui reste de temps (avant la Parousie) usez de ce monde comme n'en usant pas. Car la figure de ce monde passe...." (1 Corinthiens 7.29 à 40)
LE TEMPS SE RACCOURCIT.

Il est étrange de dire que, depuis la glorification par Dieu du Messie juif crucifié, le temps s'est raccourci. Ne faut-il pas, au contraire, constater que le temps de l'Histoire est devenu très long depuis que Jésus de Nazareth est mort sur la croix? Ceci est vrai selon nos horloges humaines: vingt siècles! Oui deux mille ans se sont écoulés depuis l'épisode relaté par les évangiles: le tombeau vide! Mais , selon la façon dont Dieu voit les choses, le commencement de la fin a eu lieu, précisément, lorsque le gouverneur romain a fait clouer sur la croix de Jésus l'écriteau insultant qui, en latin, en grec et en hébreu, proclamait:"Jésus de Nazareth roi des Juifs". Malgré lui, à son insu, pilate prophétisait. A la face du monde il proclamait la vérité, à savoir que ce jeune Juif est le Seigneur, le vrai Souverain du peuple d'Israël et du monde entier, pour toujours. Du  même coup il faisait savoir que César, l'empereur mondial, n'est pas le Seigneur du monde. Dés lors tout était prêt pour que le Royaume de Dieu se substitue aux royaumes terrestres. La nuit de ce monde se terminait. "Tout est accompli!" avait dit Jésus.

MISE EN GARDE.
Il y a fort à parier que, comme tout le monde, tu es victime d'une sorte d'intoxication intellectuelle dans l'usage de ces deux mots importants: "religion" et "politique"...
Pour la plupart des gens, quand on parle de "religion", on ne parle pas de "politique" (C'est à dire de gouvernement, de souveraineté, de pouvoir....) Pour eux, les mots"Dieu, " Jésus-Christ", "Eglise", "âme", "ciel", "prêtre, "pasteur" n'évoquent pas la politique mais font partie du domaine religieux.
En ce jour des Rameaux, une amie m'interroge:" Aujourd'hui les chrétiens fêtent l'épisode des "rameaux". Est-ce que les autres "religions" (judaïsme, islam, bouddhisme...) célèbrent, elles aussi cet évènement religieux?"... J'en reste pantois!
Je réponds pourtant ceci: "L'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem ( Matthieu 21. 1 à 12) quelques jours avant sa mort, a été un acte eminement politique: c'était un Roi, un Souverain, que les disciples acclamaient! Ils n'escortaient pas un leader religieux.
Il n'est pas inutile de rappeler que Jésus de Nazareth était un laïc et qu'il n'était ni prêtre ni lévite ni desservant du Temple. C'est le "clergé" de Jérusalem qui le haïssait, qui l'a livré aux Romains. IL n'était pas davantage un chef de synagogue ni un rabbin au sens  que ce mot a pris aujourd'hui. Il n'avait rien non plus d'un ecclésiastique. C'est une grave erreur que le ranger parmi les fondateurs d'une religion, à coté de Mahomet qui a fondé la religion islamique et de Bouddha qui a fondé le bouddhisme. Jésus n'a pas fondé le "christianisme": celui-çi a été fondé par les "chrétiens" des premiers siècles qui se sont mis à partager le Pouvoir avec l'Empereur romain, César. La "Chrétienté" a été  pendant longs siècles, en Europe, une mixture "politico-religieuse" qui trahissait Jésus en faisant le contraire de ce qu'il voulait.
Or que voulait-il?
Il voulait créer  le monde nouveau, faire advenir le Royaume de Dieu. Et c'est ce qu'il a fait en étant le Messie-Roi voulu par le Père. Ce "Christ", Seigneur de l'Histoire,  a fait la politique de son Père. Rien que cette politique-là! Mais toute cette politique-là! Attention donc aux Hitler nous disant: "A vous les âmes ( le religieux) à nous les "corps" ( le politique)

SALUT INDIVIDUEL ET SALUT COLLECTIF.

Il ne faut pas les opposer! Je les opposerais si je laissais croire que chacun pourra être sauvé grâce à la foi d'autrui; ou bien à l'appartenance, même nominale, à telle ou telle "religion" me vaudra le salut. Bien entendu, il n'en est rien.
Néanmoins il est bon de souligner, au début de cet écrit, que les pages qui suivent vont traiter du salut du monde, donc du salut collectif qui est de caractère politique. En effet, le "Retour" (ou Parousie) du Messie Jésus va apporter au monde entier l'avènement du Règne de Dieu. Pour le bonheur perpétuel d'une humanité libérée de la mort, sur une terre métamorphosée, ce salut collectif ne sera pas l'oeuvre des hommes mais uniquement l'oeuvre du Créateur. Alors chaque individu sera impliqué et concerné par cette grâce imméritée. La présence du Sauveur lui sera continuellement offerte.
Or les chrétiens, à travers les siècles de "Chrétienté", ont été obnubilés par la question de leur salut personnel:" Que dois-je  faire pour être sauvé?" se demandait le moine Martin Luther. C'était son tourment, comme celui de tous les croyants, au Moyen Age. Chacun voulait alors mériter son propre salut.
Mais, depuis la Réforme du XVI°siècle, la pensée protestante est restée axée sur l'individu: sa justification devant Dieu, sa sanctification, son avenir. cela lui a permis, d'ailleurs, de produire de belles oeuvres de piété, de service social et d'engagement dans la vie de la cité. Mais elle ne s'est pas libérée de la théologie politique traditionnelle qui, depuis Constantin le Grand, laiss de coté la Bonne Nouvelle du salut du monde par l'apocalypse de Jésus.
De son coté,L'Eglise catholique romaine a offert et offre toujours le spectacle de ce système politico-religieux de "Chrétienté" qui lui permet de s'ériger en médiatrice du salut et d'élever l'évêque de Rome au rang de "pasteur universel" et, en même temps, de chef d'Etat disposant d'un siège à l'O.N.U.
Ainsi catholiques et protestants se sont trouvés d'accord, en pratique, pour faire la guerre et pour la justifier!
Nos pères du I° siècle priaient: "Que ton règne viene!"et ajoutaient" et que ce monde passe! ".Mais l'Eglise d'aujourd'hui ne voudrait pas ajouter cette précision-là à la prière de Jésus. Nous sommes trop bien installés en ce monde! Alors, secouons sa torpeur.....
LA PROPHETIE DE JOEL.

Elle date, probablement,du début du 4° siècle avant Jésus-Christ Elle annonce la colère du Seigneur contre Israël mais aussi le retour en grâce du peuple élu. Dans les deux premiers chapitres Joël décrit une désastreuse invasion de sauterelles donnant lieu à une journée  nationale de prière et de jeûne A partir de là, son horizon s'élargit aux "nations", aux non-juifs, et il est tout naturellement amené à parler de cet ultime fléau que serait le Jugement de Dieu.
Ce jugement  (cette "colère") se portera contre les nations. Ce sera le "Jour du Seigneur":
"Je rassemblerai toutes les nations et je les ferai descendre dans la vallée nommée:"Le Seigneur Juge". Et là je plaiderai contre elles au suget d'Israël, mon peuple et mon domaine: elles l'ont dispersé parmi les, peuples et elles ont partagé mon pays... Que les nations se mettent en branle vers cette vallée! C'est là que je vais siéger pour juger toutes les nations d'alentour... Le Jour du Seigneur est proche dans le Val de la Décision. Le soleil et la lune s'obscurcissent, les étoiles retirent leur clarté.. Les cieux et la terre sont ébranlées"
( Joël 4.1 à 21 )

LA PROPHETIE DE ZACHARIE.

( au 4° siècle, comme Joël) a annoncé le salut et la gloire future de Jérusalem. Mais Joël avait annoncé l'éffusion du Saint Esprit, répandu de façon toute nouvelle sur Israël en raison de la glorification de son Messie:
"Ce jour-là je m'appliquerai à exterminer tous les peuples venus attaquer Jérusalem. Et je répandrai sur la maison de David et sur l'habitant de Jérusalem un esprit de bonne volonté et de supplication. Alors ils regarderont vers moi, celui qu'ils ont transpercé. Ils célébreront le deuil pour lui, comme pour le fils unique, comme  on pleure un premier-né... Ce jour-là une source jaillira à Jérusalem, en remède au péché et à la souillure." (Zacharie 12. 9 et 10)

"Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos viéllards auront des songes. même sur les serviteurs et les servantes, en ce temps-là je répandrai mon Esprit...."
Longtemps après, le jour de la Pentecôte à Jérusalem, le Saint Esprit a été répandu sur les disciples de Jésus ( Actes 2.4 )

De même, voici le Psaume  2:
" Pourquoi cette agitation des peuples, ces grondements inutiles des nations?
Les rois de la terre s'insurgent et les grands conspirent entre eux contre le Seigneur et contre son Messie..
Il rit, celui qui siège dans les cieux.
Le Seigneur se moque d'eux:" C'est moi, dit-il, qui ai sacré mon Roi sur Sion, ma montagne sainte".
Et à son Fils;" je te donne les nations en héritage....
Ces deux prophéties que nous venont de relire ont été écrites au 4° siècle avant Jésus-Christ. Nous les citons a titre d'exemple: elles font de la politique car elles annoncent le "Jour du Seigneur", le salut de Jérusalem, le jugement des nations.
Voir  les textes: "la.politique.de.Dieu/" et"la.politique.du.Messie/".
" Le septième ange sonna du chofar ( de la trompette): il y eut dans le ciel de grandes voix qui disaient: "La souveraineté sur le monde appartient maintenant à notre Seigneur et à son Christ; il régnera pour les siècles des siècles!" (Apocalypse 11.15)
Prophétie de Jésus
"Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu'à ce que le temps des nations soit fini" ( Luc 21.24)

Dieu n'a pas rejeté son peuple

SUITE: -fin du monde



Georges SIGUIER  1920--2016
 (Pasteur, Église réformée de France)  




 

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