CIVISME ET POLITIQUE

Doit-on, peut-on

REFORMER L'ÉGLISE?

 

 

Civisme et politique 

vus du point de vue biblique

 à la lumière de Jésus 

et de son évangile



11 accélération de l'histoire

13 Voici l'homme

15-devoir de désobeissance

16 Jesus notre seul avenir

17-BABEL orgueil des hommes

18-92ans evolution

19 Dieu-la religion-l'Eglise

20-vive l'Apocalypse-accueil.

21-accueil-l'imminence de la fin

22-conduite-a-adopter


23accueil-harmaguedon.

24000-accueil-jerusalem.


9000-accueil.htm réformer l'Eglise

     9010 " J'ai fait un rêve"

9100 L'Eglise a-t-elle un avenir?

9110 Qu'est-ce que l'Eglise

9120 L'Eglise a un avenir: le Retour

9200 L'impossible changement de l'Eglise.

9300 désengagements et objections

9320 se distancer des systèmes hiérarchiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES POSSIBILITÉS OFFERTES PROVISOIREMENT:

ENGAGEMENT ET SERVICE

La première communauté
 

" Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, au partage du pain et aux prières..."

( Actes 2. 42 )

Notes préliminaires.

-Soyons bien convaincus de ceci: il n'est pas question de changer radicalement " l'Église universelle". C'est impossible ! Car c'est le jugement de Dieu qui l'a finalement livrée à elle même et bloquée dans ses systèmes. C'est l'Avènement du Règne, et le " retour" du Messie, qui fera cela.

- Par contre, localement et à quelques-uns,en réformant notre compréhension personnelle de l'Église voulue par son Chef, nous pouvons pratiquer une vie " en église" plus fidèle à Jésus. Rien ne nous empêche de vivre ensemble un type d'assemblée inspiré des premières assemblées chrétiennes. En regardant les choses, bien sûr, du point de vue du Maître ( et non selon des modèles protestants ou catholiques).

- Voici  donc quelques conseils facultatifs et quelques " pistes" déjà expérimentées. Je ne parlerai pas des engagements dans le domaine de la politique et du civisme Voir 8100-accueil.htm pratiquer l'impossible , 4000-accueil.htm le civisme du chrétien.

  Prière du mois

J'ai besoin de ta paix

Seigneur, j'ai besoin de ta paix

pour m'arrêter de discourir dans le vide,

et de mendier n'importe quelle paix magique.

Je ne peux être artisan de paix

si je ne reçois, ne comprends et n'aime

celle que tu révélais aux disciples

à la veille de ta Passion et le soir de ta résurrection,

J'ai besoin de ta paix pour résister

à la compétition mondaine du paraître (..,).

J'ai besoin de ta paix

pour ne plus chercher à faire disparaître

les obstacles, mes limites, les conflits,

mais pour trouver le courage

de les assumer et de les résoudre.

J'ai besoin de ta paix

pour ne pas fuir devant le danger,

pour crier, pour sortir de mes tranquillités,

pour faire violence à mon droit légitime

à l'impuissance devant le malheur des autres

et l'injustice de leurs situations.

J'ai besoin de ta paix, Seigneur,

pour pouvoir te servir gratuitement

et en être heureux.

Recherchons-nous la paix pour mener une vie bien tranquille à l'abri des conflits et des dangers ? La prière n'est pourtant pas un "parapluie" contre la détresse. Au contraire, cette demande de paix devrait plus que jamais nous inciter à vivre au cœur du monde et nous aguerrir face aux injustices. Telle est la conviction du pasteur Jacques Stewart, président de la ClMADE, service œcuménique d'entraide, au contact des immigrés en quête d'asile. (Prier N° 258 janvier-fevrier 2004) 

1 - Chrétien " nominal" ?

Au mot "nominal"  le dictionnaire indique la définition suivante: " qui existe seulement de nom, et pas en réalité".

Dans ma localité il y a beaucoup plus de chrétiens nominaux que de chrétiens réels; par exemple beaucoup plus de " protestants sociologiques" ( par tradition, par sympathie, pour de soi-disant " valeurs " protestantes ou par affinités idéologiques, et c ..;) Le même constat peut être fait au sujet des catholiques. Les enquêtes et les sondages le prouvent - " Comment peux-tu ainsi juger les gens" me dira-t-on?

Il est facile de répondre: d'abord, en prenant pour exemple Michel Rocard ou Lionel Jospin, tous deux "d'origine protestante". Ils n'ont pas l'habitude de le cacher mais ils ne cachent pas non plus leur agnostisme, leur non-croyance. Ils ne diront donc pas qu'ils sont chrétiens ( au sens du Nouveau Testament ) et je louerai leur franchise. mais puisque, constamment, ceux qui les mettent en vedette identifient " protestants" et " chrétiens" ( média, sociologue, historien... ) Je suis donc obligé de classer ces deux hommes parmi les chrétiens " nominaux", chrétien seulement de nom. Ah ! que de mal nous fait ce " multitudinisme" ecclésial hérité de la "chrétienté"!

2- Ne reste pas un chrétien solitaire.

 Dans le monde entier il y a beaucoup de gens qui croient en Jésus et cherchent à le suivre mais se méfient des Églises. Ils forment une immense et belle " Église invisible". Dieu les connaît.

Le plus souvent ces nouveaux chrétiens, par conviction ou par nécessité, optent pour rester " en solitude" au lieu de chercher à vivre " en église" ( c'est à dire en réunion avec d'autres chrétiens). Or l'individualisme propre à notre société moderne les pousse, lui aussi à s'installer dans cette solution de facilité. Malheureusement, une fois prise cette habitude d'isolement, il est très difficile d'y renoncer.

Que ces amis sachent donc que, selon l'Évangile, la vie avec Jésus, ou " la vie en Christ", implique et contient nécessairement la vie partagée avec des frères et soeurs qui ont la même soif de Dieu. Même si cette " communion fraternelle" ne groupe que peu de personnes, dans l'entourage ou le voisinage.

Car comment, si on reste solitaire, " aimer le frères comme lui nous aime"? Comment progresser, servir, être nourri des écritures ? Jésus est la Tête d'un corps et nous sommes tous membres les uns des autres.

 

 

 3- Mais comment trouver

des frères et soeurs en Christ pour sortir de l'isolement spirituel et de la solitude anormale aux yeux du Christ ? Où les trouver? Que faire? Comment faire?

Les conseils à donner ici mériteraient du dialogue, d'autant plus que chaque cas est unique en son genre. J'imagine un cas précis: celui d'un couple qui, pour des raisons professionnelles, se voit transplanté dans un village un peu perdu ou dans une banlieue de grande ville. L'épouse seule, par exemple, est chrétienne et habituée à fréquenter telle " Église", là où elle habitait.

Que vais-je conseiller à cette soeur " en Jésus" si, éventuellement, elle m'interroge ? Je lui dirai: " Mettez à profit la liberté que vous procure ce changement pour consulter Dieu et suivre le Seigneur là où il vous précédera. C'est lui qui vous montrera, non loin de chez vous, les nouveaux frères et soeurs avec lesquels vous pourrez entrer en communion fraternelle concrète. Peut être deux ou trois, et d'une autre dénomination que la vôtre ? Peu importe. Prenez contact avec eux. Sachez que, bien avant votre arrivée à cet endroit, d'autres chrétiens authentiques, quoique différents, y sont déjà. C'est ici votre " Église locale".

Ne cherchez pas à tout prix un " coreligionnaire" de la même dénomination que vous. Il n'y a pas de " réformé" ou de " salutiste" dans chaque village de France ! D'ailleurs, vous le savez, nombreux sont les pasteurs qui changent "d'étiquette" en changeant de région. Et si vous êtes catholique, ne gémissez pas si votre curé le plus proche est domicilié à 100 km de votre nouveau domicile ( par exemple en tel pays d'Afrique). Il ne fait pas partie, de toute façon, de l'assemblée chrétienne de votre nouveau lieu de séjour. Mais ce changement est sûrement l'occasion, pour vous, d'aller rencontrer et aimer des " frères séparés".... sans pour autant renier les frères que Dieu vous a donnés précédemment.

Quand à l'annonce de l'Évangile à vos enfants, faites-la vous-même, en apprenant avec eux plus profondément ce qu'est la vie avec Jésus et pour lui.

Et votre conjoint en sera touché, lui aussi.

suite : 9410-engag-services.htm  

Georges SIGUIER  1920--2016
 (Pasteur, Église réformée de France)  


 

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